Un coq rouge

26 décembre 2018 - 08:38

 Il a porté le maillot des diables rouges. Son fils Max en est l'actuel capitaine.

Installé à quelques hectomètres du stade, il est devenu le ri de la volaille.

Les volailles Moreau, Les volailles qu'il nous faut!

 

Philippe Moreau élève, abat et livre en direct ou aux collectivités, en moyenne, 500 à 700 volailles par mois.

 

Philippe Moreau élève, abat et livre en direct ou aux collectivités, en moyenne, 500 à 700 volailles par mois.
© Photo NR

Saint-Lactencin. Philippe Moreau produit chapons, pintades et poulets fermiers, qu’il vend aux collectivités ou aux particuliers, en vente directe. En fin d’année, la production s’accélère.

  Philippe Moreau, installé en culture céréalière à Saint-Lactencin, a fait le choix, dans les années 2000, de diversifier sa production en se lançant dans l’élevage de volailles fermières. « Au départ, ça s’est fait par le bouche à oreille, pour les amis et la famille. »
L’agriculteur démarre à moins d’une cinquantaine de volailles par mois. « Au départ, j’achetais juste du complément et je l’ajoutais à mon grain. » Désormais, il est équipé et produit son aliment grâce à la production de sa ferme. La cadence a, en effet, connu une belle progression au fil des années : « J’ai essayé de faire ma place autrement qu’en prenant un camion et en allant vendre sur les marchés où le créneau était déjà occupé. » C’est ainsi qu’il s’est rapproché des cantines scolaires, des restaurateurs et des boucheries. « En 2011, je crois, nous avons lancé une association de producteurs, avec l’aide du Pays castelroussin. L’objectif était de pouvoir mieux nous structurer : chaque collectivité ou professionnels devait alors passer commande à chaque producteur, avec des livraisons différentes. »
Depuis 2017, les producteurs sont réunis au sein de l’association Cagettes et fourchettes qui propose un catalogue unique où les produits de tous les producteurs sont regroupés.
Une épicerie à Châteauroux Désormais, la ferme de la Genêtière produit 500 à 700 volailles par mois, sur dix mois. « Je travaille avec un couvoir : je reçois des volailles d’un jour ; l’abattage a lieu à 150 ou 160 jours, le temps que les os soient faits, que les muscles se tiennent. » Dans ses locaux, Philippe Moreau a ainsi peu à peu aménagé des locaux adaptés, de la salle d’abattage à la transformation. Une production de charcuterie de volaille a aussi été lancée.
Bien que la ferme produise tout au long de l’année, la période des fêtes est cruciale. « Ça représente environ 30 % du chiffre d’affaires. C’est une étape où il faut être présent, quand on produit de la volaille. »
Avant les vacances, il aura livré les écoles. Mais les jours qui suivent sont aussi rythmés, d’autant, qu’en plus de la vente aux grossistes et sur place, le vendredi après-midi, Philippe Moreau est aussi un des trois associés de L’Épicerie des saveurs qui a ouvert, il y a quelques semaines, à Châteauroux. « Certains de mes clients vont maintenant à l’épicerie. »
La boucle, de la production aux consommateurs, est désormais bouclée. Et les journées de Philippe Moreau sont chargées. « Il faut juste s’organiser. Finalement c’est la paperasse qui prend un temps fou. C’est un autre métier à apprendre. »
Vente à L’Épicerie des saveurs, 8, avenue du Pont-Neuf, à Châteauroux, ou directement à la ferme : tél. 02.54.02.16.96.
   

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